Alger sans Mozart, prix Lorientales 2013

http://www.lorientales.com/?titre=le-prix-du-livre-lorientales-2013&rubrique=&mode=articles&crit1=20&date_publication=&crit2=&id=579

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Adrian, humain 2.0 – Extrait

 » Son corps était parfait, sec et musclé, sa peau légèrement bronzée. Ses cheveux blonds et ses yeux verts avaient été choisis sur catalogue par sa mère. Son père lui avait offert les gènes de prédisposition aux mathématiques, aux langues, et à la musique. À l’époque de sa programmation épigénétique in utero, l’enfant sur catalogue n’en était encore qu’à ses débuts. La science balbutiait. Mais Adrian avait eu de la chance : les meilleurs généticiens de la Silicon Valley s’étaient penchés sur son embryon. Il avait été un des premiers enfants considérablement augmentés dans le monde. À l’âge de six ans, son QI dépassait les 180. À bientôt dix-huit ans, les nouvelles méthodes de calcul le situaient au-dessus de 200.

Il avala une longue rasade d’eau minérale en jetant un œil sur le fil d’information en continu. Il recevait en temps réel l’actualité liée au terrorisme « bioluddite », aux manifestations raciales, écologistes, et à tout ce qui concernait la résistance au progrès. La haine des simples d’esprit le boostait. Le mouvement conservateur bioluddite, qui rassemblait de par le monde les opposants aux nouvelles technologies – religieux, écolos, et fanatiques divers –, prenait régulièrement de l’ampleur. Les bioluddites étaient des bioconservateurs dangereux, qui n’hésitaient pas à recourir au terrorisme pour freiner l’évolution du monde. Adrian les haïssait.  »

D’autres extraits : http://www.adrianhumain20.com/

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Adrian, humain 2.0

Sans titreAdrian, humain 2.0

Les auteurs du très remarqué Google Démocratie poursuivent leurs recherches sur les conséquences des avancées exponentielles de la technologie sur l’avenir du genre humain. Une fiction extrêmement documentée qui préfigure l’humanité de demain : Eugénisme latent et immortalité « imminente ». 

Ortensia Visconti dévoile des extraits de l’Idée Fixe sur son site

l-idee-fixe-ortensia-visconti-editions-naivehttp://www.ideefixe-ortensiavisconti.com/index.php

Douze voix des cinq continents forment ce récit qui analyse en creux le rapport des individus aux fantasmes, au désir – indissociable des mœurs de leurs cultures respectives.

Avec une écriture sensuelle, à la poésie abrupte – voire crue, Ortensia Visconti anime une galerie de personnages en proie avec leurs questionnements existentiels – avec le sexe pour dénominateur commun.

À Tokyo où le plaisir peut être trouvé à bord du métro par une Lolita gothique et un employé d’âge moyen. À Shanghai, au milieu des gratte-ciel flambants neufs, où même la virginité à un prix. À Kaboul où un bref moment d’amour dans une chambre d’hôtel aide à oublier l’éternité du dehors : la guerre, les décombres et la mort… À Rome, où l’homosexualité d’un jeune prêtre cherche à éclore au delà de la honte et de la répression… À Marrakech, où le véritable amour ne peut aller à l’encontre d’un mariage arrangé… À Amsterdam au cours d’une nuit de drogues et d’alcool… Des êtres prisonniers de leurs images fantasmées.

 

Deux nouveau titres pour la collection « Grand destin de femmes »

Coco ChanelCoco Chanel

Pour la première fois, l’enfance de Gabrielle Chanel et le destin de l’inoubliable « mademoiselle » en BD

De l’orphelinat où elle passa une partie de son enfance avec ses deux sœurs, à la gloire qu’elle connut grâce à sa maison de couture, celle que ses amis surnomment Coco mène une vie exaltante, faite de rencontres incroyables avec les plus grands artistes de son temps et révolutionne la mode du XXe siècle, et plus précisément, l’allure des femmes (cheveux courts, matières confortables, faux bijoux et bien sûr son célébrissime tailleur gansé qui continue aujourd’hui d’habiller les élégantes de la planète.

Si l’on sait d’elle tout ou presque, on connaît moins l’enfance sombre et violente de la petite fille solitaire qui fit l’amère expérience de l’abandon et de la misère. Pascale Frey et Bernard Ciccolini retracent fidèlement, en mots et en images, cette genèse méconnue.

 Pascale Frey
Journaliste à ELLE, où elle collabore à la rubrique littéraire. Elle est passionnée de livres… et de mode.

 Bernard Ciccolini
Il a travaillé de nombreuses années dans l’édition de bande dessinée, comme directeur artistique puis comme éditeur. Il a déjà illustré, dans la même collection, Virginia Woolf et Dian Fossey.

Isadaura DunkaISADORA DUNCAN

Pour la première fois, l’enfance et la vie d’Isadora Duncan en BD

Isadora Duncan c’est la femme sauvage, celle qui peut répondre de ses actes, qui tous découlent d’une vision de la danse qu’elle semble porter depuis l’enfance et mûrir tout au long de sa vie.

Célébrant le beau à la manière des Grecs antiques, Isadora Duncan dansait pieds nus, vêtue seulement d’une toge. Cela se passait à l’époque du corset en Europe et du puritanisme protestant en Amérique. Pourtant Isadora Duncan ne le vivait pas comme une provocation, qu’elle semble ignorer, mais comme un acte naturel, celui de la nudité en soi de l’époque hellène. Avant même le droit de vote des femmes, celle-ci s’émancipe et de l’Église et de l’État, en assumant ses maternités hors-mariage. Josépha Mougenot, jeune auteure, et Jules Stromboni, jeune et déjà réputé illustrateur – son Sherlock Holmes chez Casterman fut un succès et son Epouvantail chez le même éditeur est déjà en compétition à Angoulême – se sont réunis autour de leur passion commune pour la figure de cette femme exceptionnelle. L’écriture sensible de Josépha Mougenot et le trait vivant de Jules Stromboni opèrent une sorte de miracle : Isadora Duncan nous parle, racontant une enfance bohême et solitaire, même au sein de sa nombreuse fratrie. Le geste se devine, la voix chante, Isadora est dans le mouvement, au gré de ces pages. Elle ouvre la voie à la future danse contemporaine.

Josépha Mougenot
Musicienne, harpiste, auteur compositeur, interprète, elle vit à Paris.

Jules Stromboni
Formé à l’École des Gobelins. Il a illustré Le Futuriste (Casterman, 2008), L’ultime défi de Sherlock Holmes (Casterman, 2010) et L’Épouvantail (Casterman, 2012). Il travaille également dans le secteur de l’animation.

SECTION 20


Sektion 20
SEKTION 20

Ovationné au salon du livre de la jeunesse de Montreuil et lauréat du prix Tam Tam pour Berlin, Paul Dowswell signe un nouveau roman qui entreprend de faire comprendre aux adolescents la dictature et ses mécanismes d’embrigadement.

Berlin-Est, 1972. Alors que la guerre froide est à son apogée, la famille Ostermann vit cloîtrée dans cette ville coupée en deux. Censé être un élève modèle de la République démocratique allemande, le jeune Alex a de plus en plus de mal à cacher son attrait pour la culture et la musique de l’Ouest. Et la Stasi, la police secrète, le surveille de près…

Ce passionnant récit d’aventures nous plonge en pleine guerre froide, quand le rock de l’Ouest franchit le Mur pour délivrer son message de liberté.

« – Ostermann, soupira Würfel, est-ce que nous vous ennuyons ? Vous pourriez peut-être vous donner la peine de nous rappeler le sens des symboles qui ornent notre drapeau ?

Alex aurait été capable de les débiter même dans son sommeil. Il se redressa, essayant de prendre un ton enthousiaste.

Le marteau représente les travailleurs, Herr Würfel ; la couronne d’épis de blé, les paysans ; et le compas, les intellectuels.

Et vous, à quelle catégorie appartenez-vous ? demanda Würfel d’un ton moqueur. Je ne vois pas de guitare sur le drapeau. »

Paul Dowsell

Ancien éditeur et passionné d’histoire, il est l’auteur de plus de soixante livres, dont Étranger à Berlin, paru aux éditions Naïve en 2009

Parution le 14 mars 2013